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Interactions sols-racines de la vigne dans le Bordelais

Les racines jouent un rôle essentiel dans les écosystèmes naturels et cultivés. Elles assurent l’acquisition de l’eau et des nutriments, ancrent la plante et, chez certaines espèces, stockent des assimilats carbonés. Ces fonctions dépendent fortement de l’architecture racinaire, qui décrit l’organisation spatiale des racines dans le sol. L’architecture du système racinaire résulte de processus de développement (élongation, ramification, mortalité, etc.) déterminés génétiquement, mais fortement influencés par les propriétés physiques du sol, en particulier sa texture (Barrios-Masias et al., 2015). La plasticité de l’architecture racinaire face à son environnement est essentielle à la résistance à la sécheresse, en particulier chez les plantes pérennes, qui doivent pouvoir augmenter la probabilité de rencontrer des ressources en eau disponibles et maintenir leurs performances dans des contextes pédoclimatiques variés (Bernardo et al., 2025). Bien que le développement du système racinaire de la vigne suscite récemment un intérêt croissant (Fichtl et al., 2025), les mécanismes impliqués dans la plasticité de l’architecture racinaire en réponse à l’environnement pédologique restent largement inexplorés.

Par ailleurs, l’état hydrique de la vigne est un déterminant majeur de la croissance, du rendement et de la qualité des raisins et des vins, en particulier dans un contexte de changement climatique et d’augmentation de la fréquence des sécheresses (van Leeuwen et al., 2024). Dans la littérature viticole, si le rôle du type de sol est reconnu comme déterminant de l’expression du terroir, son influence sur la physiologie de la vigne est rarement étudiée. Des travaux récents menés dans le nord de l’Europe ont mis en évidence le rôle central de la texture du sol dans la sensibilité de la vigne à la sécheresse (Delval et al., 2024). Cela suggère que, dans les scénarios climatiques futurs, la texture du sol jouera un rôle clé dans la manière dont la vigne subira le stress hydrique.

Dans les vignobles bordelais (Gironde, France), les vignes sont cultivées sur une grande diversité de sols (sableux, graveleux, argileux, calcaires, etc.), susceptibles d’influencer le développement du système racinaire, la disponibilité en eau du sol et les réponses physiologiques de la vigne au stress hydrique. Ce mémoire s’inscrit dans un projet visant à mieux comprendre comment les propriétés texturales du sol modulent l’architecture racinaire de la vigne, son état hydrique (c’est-à-dire potentiel hydrique du sol vs potentiel hydrique de la vigne vs conductance stomatique), sa croissance (croissance racinaire, surface foliaire) et, in fine, le rendement et le potentiel qualitatif des baies au champ.

Il impliquera une part importante de travail de terrain dans les vignobles, offrant de nombreuses opportunités d’interaction avec des professionnels du secteur. Le ou la stagiaire aura l’occasion d’apprendre des méthodes de caractérisation des sols et des systèmes racinaires, de mesure de l’état hydrique de la vigne (potentiel hydrique de base, potentiel hydrique de tige, conductance stomatique, etc.), d’acquisition et de traitement des données, et d’interprétation des relations entre texture du sol, sécheresse, croissance et réponses physiologiques de la vigne.

Stage de terrain à AgroSup, Bordeaux à prévoir

+32 (0)10 47 37 08

Croix du Sud, L7.05.02, B-1348 - Louvain-la-Neuve, Belgium

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